Archive pour juillet 2005

Déroulement de l’événement, Femmes et logiciels libres

Lundi 25 juillet 2005

Le 24 Juillet 2005 à Montréal, s’est déroulée une rencontre intitulée « Femmes et logiciels libres ».

L’événement a débuté par une présentation des associations ou organismes tels que FACIL, pour l’appropriation collective de l’informatique libre, le réseau Koumbit, le Laboratoire de Communication Médiatisée par Ordinateur (LabCMO) et Communautique.

Panelistes

- Fernanda Weiden, activiste au sein de la communauté du logiciel Libre au Brésil, depuis 1998, a ouvert la conférence : Impliquée dans l’organisation de la première rencontre femmes et logiciels libres au Brésil, en 2003, elle a depuis fondé « Projeto Software Livre-Mulheres ». Ce projet a pour objectif de travailler auprès des organisations de femmes, afin de débattre sur les besoins et la participation de celles-ci dans le domaine des technologies de l’information et des communications (TIC) et plus particulièrement du logiciel libre. Sa participation auprès du projet Debian (distribution GNU/Linux) et à la « Free Software Foundation Latin America » a ouvert la rencontre sur son expérience en Amérique Latine.
Sa contribution s’inscrit dans un processus d’intégration sociale. En commençant par remarquer qu’une action restreinte uniquement à l’Internet ne peut toucher que des personnes déjà connectées. Or, c’est précisément aux personnes non connectées qu’Internet apporte le plus. Et plus particulièrement les femmes, exclues des TIC dans un monde à dominance masculine, et de toutes façons sous-représentées lorsqu’elles y ont accès. Internet est la convergence de media qui permet aux différents groupes locaux de se fédérer et d’être représentés aux niveau national, voire mondial. Les logiciels libres sont un élément essentiel dans ce processus de part leur philosophie, de part leur appropriation et adaptation aux besoins locaux, et de part leur aspect économique. Le projet « femmes et logiciels libres » permet donc de fédérer les différents groupes de protection du droit des femmes, de promotion de la parité, de défense des acquis sociaux, etc.

- Christina Haralanova, nous a présenté une ONG en Bulgarie sur les activités des femmes et TIC. Investie dans les débats sur la liste de discussions « Debian Women« , elle a ensuite centré notre attention sur ses actions concrètes en Bulgarie, telles que : l’importance de la traduction des outils libres pour l’appropriation par les acteurs locaux – la facilité d’utilisation qui a permis de mettre en place rapidement des cybercafés avec knoppix (distribution libre en « live cd ») – les formations techniques pour les femmes en entreprise, qui étaient auparavant l’exclusivité du Webmestre.
- Valérie Dagrain a participé à représenter les ressources sur : les TIC et logiciels libres en éducation au Québec (edulinux, projet MILLE) – le témoignage de Léticia Sicard, enseignante en mathématiques et informatique dans un lycée privé de Montréal – le LabCMO, Laboratoire de Communication Médiatisée par Ordinateur et l’informatique libre à l’UQAM – le cours de Daniel Pascot (Université de Laval à Quebec) qui débute en Automne 2005 et intitulé « Logiciels libres et sociétés » – l’investissement du studio XX dans le soutien des femmes dans les TIC et créations artistiques numériques – un débat sur la dimension politique et sociale du libre versus économique.
- Lia Talbot, a présenté Communautique : association effectuant la promotion de l’appropriation sociale et démocratique des technologies de l’information et de la communication. Elle a également présenté les partenaires (Netfemmes, CEDEAF…) et leurs rencontres auprès d’acteurs du Libre à Porto Allegre (Brésil) lors du Forum Social Mondial 2005.
- Jean-Sebastien Senecal, a présenté le réseau Koumbit, une organisation à but non lucratif dont la mission est de favoriser l’appropriation de l’informatique libre par les groupes sociaux Québécois. A cette fin, ils développent une plate-forme informatique collective et en assurant un support à l’utilisation des logiciels libres.

Déroulement

- Durant la présentation, les participantes et les participants ont débattu de thèmes tels que : les femmes et le développement de logiciels libres, les femmes et l’accès à la formation des TIC, l’intégration sociale et numérique, les usages participatifs (réseaux citoyens et de solidarité) et modèles d’appropriation du libre, les préoccupations de l’environnement social et paradigmes de développement local.

La présentation a été ponctuée par :
- Une table ronde où les conférenciers ont présenté leurs expériences personnelles et professionnelles.
- Un échange avec les participants et une présentation de livres, documents et ressources en la matière. En particulier, une reconnaissance pour l’expertise en veille documentaire et actions (rencontres – débats) des Cogitateurs-Agitateurs, sur : l’élargissement de la philosophie du libre à d’autres domaines (arts, musiques…), la diffusion de recueil de textes libres, de ressources de références. Ce travail de vulgarisation permet de rendre le débat plus accessible.

Informations

- La journée « Femmes et logiciels libres » s’est tenue le 24 juillet 2005, de 12h à 16h, au Café Utopik, 552 rue Sainte-Catherine est près du métro Berri-UQAM.
- Pour plus d’informations, vous pouvez visiter le site de cette rencontre : http://femmes.informatiquelibre.info
- Cet événement a été l’occasion de discuter des ateliers et présentations pour la SQIL, Semaine Québécoise de l’Informatique Libre qui se tiendra du 12 au 20 novembre 2005

- Valérie Dagrain : 450-646-7522 – vdagrain@free.fr
- Lia Talbot : 514-948-6644 #227 – lia@communautique.qc.ca ;
- Sur la mailing-list : gulus-elle@listes.USherbrooke.ca

Article rédigé par Valérie Dagrain et Nicolas Brodu

Femmes et logiciels libres

Mardi 19 juillet 2005

Journée de rencontre pour tous: entrée libre, gratuite – un brunch de fruits frais vous sera servi. On vous attend!

Le dimanche 24 juillet 2005, Fernanda Weiden sera de passage à Montréal pour ouvrir une rencontre portant sur le thème «Femmes et logiciels libres». L’événement est organisé par le FACIL, pour l’appropriation collective de l’informatique libre, le réseau Koumbit, le Laboratoire de Communication Médiatisée par Ordinateur (LabCMO) et Communautique.

La venue de Fernanda Weiden, activiste au sein de la communauté du Logiciel Libre au Brésil, depuis 1998, nous a inspiré le thème de cette conférence. Impliquée à l’organisation de la première rencontre femmes et logiciel libre au Brésil, en 2003, elle a depuis fondé « Projeto Software Livre-Mulheres », un projet ayant pour objectif de travailler auprès des organisations de femmes afin de débattre sur les besoins et la participation de celles-ci dans le domaine des technologies de l’information et des communications (TIC) et plus particulièrement du logiciel libre. Sa contribution s’inscrit dans un processus d’intégration sociale, dans le milieu de logiciel libre au Brésil. Sa participation auprès du projet Debian (distribution GNU/Linux) et à la « Free Software Foundation Latin America » ouvrira la rencontre sur son expérience en Amérique Latine.

Cet événement est d’ailleurs la première étape d’un objectif à moyen terme de créer un collectif « Femmes et logiciel libre » à Montréal. Il sera l’occasion de mettre en contact les personnes du Québec intéressées à participer à sa création. Durant la présentation, les participantes et les participants pourrons donc cerner les enjeux du libre au travers de ces thèmes: les femmes et le développement de logiciels libres, les femmes et l’accès à la formation des TIC, l’intégration sociale et numérique, les usages participatifs (réseaux citoyens et solidarité) et modèles d’appropriation du libre, les préoccupations de l’environnement social et paradigmes de développement local. La présentation sera suivie d’une Table ronde où nos invitées investies dans différents domaines (développement, éducation, TI au Québec) nous feront part de leur expérience. Aussi se tiendra une discussion et une présentation de livres et documents sur le libre.

La journée «Femmes et logiciels libres» se tiendra le dimanche 24 juillet 2005, de 12h à 16h. La rencontre sera au Café Utopik, 552 rue Sainte-Catherine est près du métro Berri-UQAM. Pour plus d’information, veuillez visiter le site de l’événement:

http://femmes.informatiquelibre.info

Cet événement sera également l’occasion de discuter des ateliers et présentations pour la SQIL, Semaine Québécoise de l’Informatique Libre qui se tiendra du 12 au 20 novembre 2005:

Lia Talbot: 514-948-6644 #227- lia@communautique.qc.ca;
Valérie Dagrain: 450-646-7522 – vdagrain@free.fr

Les enjeux poliTICs pour les femmes et les groupes de femmes

Mardi 19 juillet 2005

Le site netFemmes

La participation des femmes et des groupes de femmes à la société de l’information est un défi de taille. Plusieurs sont en train de le relever en s’appropriant les technologies de l’information et des communications (TIC) pour défendre les droits des femmes. Mais il y a encore du chemin à faire ! Cette section vise à soutenir les femmes dans leur maîtrise des TIC et l’utilisation des TIC pour défendre les droits des femmes. Trois volets viennent présenter différents aspects de cet enjeu d’actualité :

Par le volet Les TIC au service de l’action politique, nous voulons favoriser l’appropriation par les groupes de femmes des TIC, en soutien à leur mission et leurs actions politiques.
Le volet Enjeux poliTICs fait suite à l’atelier-conférence «Femmes et PoliTIC». L’objectif de cette section est de sensibiliser les femmes et leurs associations aux enjeux citoyens des TIC ainsi que de leur fournir les outils et les informations nécessaires pour agir.
Pour alimenter la réflexion et faire le lien entre la théorie et la pratique, le volet Ressources présente des organismes, des documents, des sites Web et des événements en lien avec les femmes et les TIC. Elle s’enrichira au fil du temps, notamment par nos discussions sur la liste PoliTIC .

CDEACF, centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine

Mardi 19 juillet 2005

HISTORIQUE
En 1983, l’Institut canadien de l’éducation des adultes (ICEA) et Relais-Femmes de Montréal ont décidé de fusionner leurs centres de documentation pour former le Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine, le CDEACF et de le rendre disponible au grand public. Par la suite, le Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ), le Centre populaire de documentation (CPD), la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) et le Regroupement Naissance Renaissance (RNR) ont enrichi le CDÉACF de leurs collections.

En 1995, le CDEACF s’est vu confier le mandat de collecter, conserver et diffuser les productions documentaires issues des Initiatives fédérales provinciales conjointes en matière d’alphabétisation (IFPCA).

En lien avec la mission de « de démocratiser les savoirs et de promouvoir les savoir-faire », le CDÉACF a mené plusieurs projets innovateurs, incluant:

Des tournées d’animation documentaire qui alimentent les organismes pour la compréhension d’importants enjeux en émergence;
Des services à distance spécialisées qui permettent aux organismes d’alphabétisation de profiter de toute la documentation sur l’alphabétisation détenue au CDEACF;
L’avènement d’Internet ayant transformé le domaine de l’information et la notion même de ce qu’est un document, plusieurs projets ont été mis sur pied afin d’offrir la possibilité aux organismes populaires et communautaires, aux organismes d’alphabétisation et aux groupes de femmes, d’ intégrer les technologies de l’information et des communications à leurs pratiques.

MISSION
Dans une perspective de démocratisation des connaissances, de reconnaissance du droit à l’information et de valorisation du patrimoine documentaire communautaire québécois, le Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine est un carrefour d’échanges et un espace d’expression qui a pour mission de collecter, diffuser et promouvoir et rendre accessibles, en français, les savoir et savoir-faire des milieux de l’éducation des adultes, de l’alphabétisation et de la condition féminine du Québec et des communautés francophones du Canada.

En vue de réaliser cette mission, le CDÉACF vise sept objectifs:
Organiser, gérer, développer et administrer un centre francophone de documentation sur l’éducation des adultes sous toutes ses facettes;
Développer, organiser et administrer un centre de documentation sur la condition féminine sous ses différents aspects;
Développer, organiser et administrer un centre de documentation spécialisée en alphabétisation des adultes ;
Promouvoir l’utilisation publique de l’information;
Répondre aux demandes de consultation, d’information et de référence provenant aussi bien du pays que de l’étranger;
Participer aux réseaux nationaux et internationaux d’échange de documents et d’information;
Assurer aux organismes populaires et communautaires, aux groupes de femmes, aux institutions d’enseignement et au public en général l’accès aux documents des différentes collections.

Sources

«Femmes et TIC – Stratégies pour un changement social»

Mardi 19 juillet 2005

Vous trouverez ici un article de Sharon Hackett, paru le
9 juin 2002.

Cet article traite de la diversité des approches des femmes à ces technologies (radio, internet, télévision interactive), de la fracture sociale et numérique, pauvretés et éducation, un accès iadaptée aux réalités et aux besoins, recenser des organismes actifs dans le domaine, accès à intenret, contrôle et droit à la communication, abscence des femmes des sphères décisionnelles et de la société civile.

Sharon Hackett, directrice des DigitElles de Montréal, est agente de développement Internet au Centre de documentation sur l’éducation des adultes et de la condition féminine, où elle a notamment collaboré à la création du réseau Netfemmes et coordonné la publication du livre Femmes et médias à travers le monde pour le changement social (WomenAction/ Éditions du Remue-ménage, 2001). Membre du comité de programmation d’ISOC Francophonie 2002, elle siège sur le conseil d’administration du Carrefour mondial de l’Internet communautaire et est déléguée pour l’Amérique du Nord au réseau WomenAction.